Author: DG

Les colonnes du fichier DIAGINFO

Le fichier excel DIAGINFO est un des 10 référentiels OVALIDE MCO, diffusé chaque année par l’ATIH au mois de mai pour l’année PMSI en cours.

DIAGINFO est la table des caractéristiques des codes diagnostics CIM-10 issues des données nationales de l’année N-1 avec de nombreuses informations exclusives et très intéressantes pour chaque code CIM-10. Il s’agit d’un référentiel indispensable à utiliser pour tout DIM.

Ces informations sont largement utilisées par les tableaux OVALIDE de tous les champs PMSI et pas seulement en MCO. C’est par exemple dans DIAGINFO que l’on trouve la caractérisation « IMPRECIS » des codes CIM-10.

Le descriptif des colonnes n’est pas évident à trouver. Pour en faciliter la compréhension et l’utilisation de ce fichier, nous détaillons ci-dessous ses 27 colonnes : 
# RARE = Caractère peu fréquent du diagnostic (1 : OUI ; 0 : NON)
# DPCHIR = Diagnostic associé à un acte opératoire (0 : NON ; 60 à 100 : % d’association avec un acte opératoire)
# DAGUE = Diagnostic dague nécessitant obligatoirement un code astérisque (1 : OUI ; 0 : NON)
# SEXD = Diagnostic incompatible avec un sexe (1 : diagnostic uniquement chez l’homme ; 2 : diagnostic uniquement chez la femme ; 0 : pas d’incompatibilité)
# CL1V = Diagnostic improbable pour un âge <= 28 jours (1 : OUI ; 0 : NON)
# CL2V = Diagnostic improbable pour un âge > 28 jours et < 1 an (1 : OUI ; 0 : NON)
# CL3V = Diagnostic improbable pour un âge compris 1 et 9 ans (1 : OUI ; 0 : NON)
# CL4V = Diagnostic improbable pour un âge compris 10 et 19 ans (1 : OUI ; 0 : NON)
# CL5V = Diagnostic improbable pour un âge compris 20 et 64 ans (1 : OUI ; 0 : NON)
# CL6V = Diagnostic improbable pour un âge >= 65 ans (1 : OUI ; 0 : NON)
# ZINHAB = Diagnostic Z inhabituel en DP (0 : RAS ; 1 : INHABITUEL ; 2 : LIMITE)
# IMPRECIS = Imprécision du diagnostic (0 : RAS ; 1 : IMPRECIS ; 2 : TRES IMPRECIS)
# ZAFFCHR = Code Z généralement associé à une affection chronique ou de longue durée (1 : OUI ; 0 : NON)
# CODEXT = Code Cim10 concerné par une extension (0 : RAS ; 1 : PERE ; 2 : FILS)
# CODSEQ = Code représentant une séquelle (1 : OUI ; 0 : NON)
# TIMPRECIS = Codes T (complication) imprécis ne devant pas être utilisé en DP (1 : OUI ; 0 : NON)
# TINTOX = Code d’intoxication (1 : OUI ; 0 : NON)
# CMA = Code considérée comme complication de niveau 2, 3 ou 4 (2, 3 ou 4 : OUI ; 0 : NON)
# DPACTE = Diagnostic associé à un acte (-1 OU 0 : NON ; > 0 à 100 : % d’association avec un acte)
# DGCPT669 = Diagnostic compatible avec la racine 23C02 (1 : OUI ; 0 : NON)
# BRULURE = Diagnostic de ‘brulure’ (1 : OUI ; 0 : NON)
# ESTH = Diagnostic pouvant être associé à un acte de chirurgie esthétique (1 : OUI ; 0 : NON)
# AFFAIG = Diagnostic dont le libellé mentionne le mot « aigue » (1 : OUI ; 0 : NON)
# COMPIMPRECIS = Code concernant une complication (1 : OUI ; 0 : NON)
# AUTRES = Code diagnostic autres (.8) CMA (2 : OUI non CMA 1 : OUI CMA ; 0 : NON)
# BURULUREBIS = Code de cause de brûlure (1 : OUI ; 0 : NON)
# SEANCE = Code de séance (1 : OUI ; 0 : NON) 

Précision méthodologique :
# le fichier DIAGINFO en 2017 a 40 231 lignes, ce qui correspond au nombre exact de codes CIM-10 actifs en 2017
# pour les nouveaux codes CIM-10 introduits en 2017, certaines informations ne sont donc pas disponibles (exemple : le très improbable X341+0 « Victime de tsunami, en pratiquant un sport » n’est pas considéré comme RARE !).
# les codes CIM-10 supprimés en 2017 ne sont plus documentés (exemple : les codes d’obésité comme E6600, E6601, etc..) dans la version 2017.

Les utilisateurs T2A VIEWER retrouvent les informations issues de DIAGINFO dans les écrans « CIM-10 » (filtre « Type de code) du menu « Référentiels »

Source : fichiers OVALIDE MCO 2017 (fichier zip)
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Thésaurus CIM-10 des addictions chroniques

Scansanté a publié  une restitution multichamps permettant de caractériser l’offre de soins et la prise en charge des addictions chroniques d’une zone géographique sélectionnée en France, en 2016. Elle restitue des indicateurs épidémiologiques, sur les structures d’accueil et relatifs à la consommation de soins (en structure médicosociale ou sanitaire MCO, SSR et Psychiatrie) des habitants de la zone avec une ou plusieurs addictions chroniques.

A cette occasion, l’ATIH a publié au format Excel, un thésaurus des codes diagnostics CIM-10 d’addictions chroniques que nous signalons :
# liste de 390 codes
# 381 codes en F du chapitre 5 (sur 1 351 codes CIM-10 dans le chapitre 5) et 9 codes en Z

Source : Liste codes CIM-10 d’addiction chroniques (format Excel)
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Exemples de reporting d’activité externe de consultations hors urgence

A partir des RSF-ACE remontés par les établissements ex-DGF, l’ATIH vient de publier une compilation de résultats d’activité relatifs aux consultations externes d’urgences sans hospitalisation et hors urgences.

Ce qui nous intéresse dans cette publication, c’est la méthodologie associé qui détaille les requêtes que l’on peut reprendre pour un reporting d’activité. 

Nous nous intéressons dans cet article aux consultations externes hors urgences : 

% des patients sont pris en charge pour un acte de laboratoire = part des patients distincts sans passage par les urgences pris en charge pour un acte de laboratoire dans l’année par rapport au nombre de patients venus à l’hôpital en consultation ou pour un acte programmé sans passer par le service des urgences.
Remarque : cela n’exclut pas le fait que le patient ait vu un autre professionnel dans l’année soit lors du même passage ou lors d’une venue différente. 

# % des patients distincts ayant bénéficié d’un électrocardiogramme = nombre de patients distincts pour lesquels un électrocardiogramme a été réalisé (code CCAM DEQP003) 

# % des patients distincts ayant bénéficié d’une radiographie du thorax = nombre de patients distincts pour lesquels une radiographie du thorax a été réalisée (code CCAM ZBQK002)

# % des patients distincts ayant bénéficié d’une échographie du cœur et des vaisseaux = nombre de patients distincts pour lesquels une échographie du cœur et des vaisseaux a été réalisée (code CCAM DZQM006) 

# % des patients distincts ayant bénéficié d’actes thérapeutiques = nombre de patients distincts sans passage par les urgences pour lesquels il a été réalisé au moins un acte thérapeutique par rapport au nombre de patients venus à l’hôpital en consultation ou pour un acte programmé sans passer par les services d’urgence.
Rappel : les actes CCAM thérapeutiques se repèrent dans des sous-chapitres dédiés de la CCAM

#  % des patients distincts ayant bénéficié d’un contrôle et réglage d’un stimulateur cardiaque à distance de l’implantation = nombre de patients distincts pour lesquels un contrôle et réglage d’un stimulateur cardiaque à distance de l’implantation été réalisé (code CCAM QZJA002 / QAJA013 / DEMP002)

#  % des patients distincts ayant bénéficié d’une infiltration d’une articulation du membre inférieur, sans guidage = nombre de patients distincts pour lesquels une infiltration d’une articulation du membre inférieur, sans guidage a été réalisée (code CCAM NZLB001)

# % des patients distincts ayant bénéficié de la pose d’un stérile = nombre de patientes distinctes pour lesquelles une pose d’un stérilet a été réalisée (code CCAM JKLD001)

Source : Chiffres clés de l’activité externe en 2016 (ATIH) – Méthodologie

Mise à disposition en GHT : convention et FAQ (DGOS)

La DGOS vient de rendre public un modèle de mise à disposition au sein des GHT, accompagné d’une FAQ (liens en Sources). 

Les équipes PMSI en GHT, TIM et médecins DIM, sont évidemment concernés au premier chef car le DIM fait parti des premières fonctions mutualisables entre les établissements d’un GHT dans un contexte de pénurie de compétences.

Sources : Modèle de convention MAD (document Word) – La foire aux questions (pdf)
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Tutoriel Scan Santé 2017

Lors des Journées Données de Santé Occitanie 2017 qui se sont tenues les 21 et 22 septembre dernier à la Faculté d’économie de Montpellier, l’ATIH a fait une présentation complète de Scan Santé, que nous relayons.

Cette présentation comprend 2 parties : 
Démonstration de Scan Santé « niveau 1 » – Analyser l’activité des établissements – Mme Aline Cusson, ATIH
Démonstration de Scan Santé « niveau 2 » – Aller plus loin avec ScanSanté : territoire et population – Mme Aline Cusson, ATIH

Les 2 supports cumulent 164 slides et détaillent, pas à pas, les usages possibles de Scan Santé à ce jour.

Principales thématiques intéressant le PMSI :
# présentation de la plateforme
# les données restituées
# accès et navigation
# analyses d’activité par champ PMSI : cumul des tableaux OVALIDE au fil de l’eau, dernière période de transmission par établissement, case mix MCO par établissement ou regroupement d’établissements, PMCT par agrégat MCO (ex : recette moyenne par séjour digestif – cf Domaine d’Activité D01), prises en charge spécialisées (cardiologie, addictions chroniques, taux d’attractivité ou de fuite d’une région, parts de marché, flux entre établissements
# atelier « Constituer une vision d’ensemble de son GHT »
# atelier « Décliner l’activité de chaque établissement du GHT »
# atelier « Analyser un territoire »

La prise en charge de la précarité dans un contexte de financement de type T2A. Exemple d’une UF hospitalisation grossesses.

Nous signalons le mémoire de sage-femme de Mme Adeline Régnier, soutenu en 2014,intitulé « LA PRISE EN CHARGE DE LA PRÉCARITÉ DANS UN CONTEXTE DE FINANCEMENT DE TYPE T2A – Étude de cohorte dans l’unité fonctionnelle hospitalisation grossesses au CHU de Clermont-Ferrand ».

Cette étude intéressera les CH concernés par ces problématiques de surcoût liés aux séjours de patients en précarité, en contexte T2A.

Le résumé du mémoire : 
« La tarification à l’activité (T2A) est un système de financement des établissements de santé qui associe le paiement à l’activité réalisée, celle-ci étant définie par des épisodes de soins. Le financement est donc directement lié à l’activité. Certains auteurs ont montré que la dimension sociale du patient pouvait avoir un impact sur la performance médico-économique des établissements de santé. La prise en charge des personnes en situation de précarité serait responsable de surcoût hospitalier. L’objectif de la présente étude est de mesurer le potentiel surcoût hospitalier lié à la prise en charge de la précarité et d’en donner une première estimation.

Il s’agit d’une étude de cohorte comptant 120 patientes pour 133 séjours hospitaliers dont le recueil prospectif a été mené pendant 64 jours dans l’unité fonctionnelle hospitalisation grossesses du CHU de Clermont-Ferrand. La mesure de la précarité a été effectuée à partir du score EPICES réalisé de manière semi-directive auprès des patientes. Une situation de précarité est retenue lorsque le score EPICES est ≥ 30.

La durée moyenne de séjour observée est de 9,6 jours pour les patientes ayant un score ≥ 30 contre 6 jours pour celles ayant un score <30. La différence entre la durée moyenne de séjour observée et la durée moyenne de séjour standardisée est de 3,9 jours pour les patientes ayant un score ≥ 30 contre – 0,4 pour celles ayant un score <30.

Le surcoût estimé du fait de cette différence est d’environ 460 000 euros à l’année.

Les résultats sont en faveur d’une différence de « performance » hospitalière dans la prise en charge des patientes en fonction de leur situation de précarité ou non. D’autres surcoûts ont été identifié tels que l’intervention d’un professionnel extérieur, de l’assistante sociale et du bureau des entrées ainsi que l’organisation de la sortie de la patiente par la sage-femme. Il semble fondamental de développer un système pertinent d’identification et de valorisation de la précarité dans la T2A. »

Source : La prise en charge de la précarité dans un contexte de financement de type T2A (mémoire sage-femme par Adeline Régnier)